Bonjour et merci de votre visite. Je vous souhaite de passer un agréable moment en ma compagnie et vous prie d'attacher vos ceintures.

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----------------> MISE A JOUR QUOTIDIENNE (ou presque)
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mercredi 21 mai 2008

Champoton -3-

La casa de huespedes Don Canelo : une bonne adresse.
A 50 m du malecon et 50 m du zocalo. Hyper clean.
La clim est neuve et silencieuse.
Je l'ai calée à 26º, au grand dam de Granzaran, qui voulait absolument la mettre à 18º.
J'ai beau lui expliquer que le confort est une question de différenciel entre le dedans et le dehors...
Lui, c'est : plus il fait chaud dehors, plus il faut mettre froid dedans.
Et pis c'est tout.

Don Canelo et son garde du corps Granzaran.

Spécialité de la casa : coktel de pulpo et camarones, salsa chile.
Ça piiiiiique mais c'est bon !

Petit concert du soir, bonsoir.

Le vent marin souffle sévèrement, ce qui fait un bien fou !

C'est pas la saison des ouragans, heureusement.

Et pis si vous voulez savoir l'heure : ce n'est aucune des deux.
Plus loin, il y a une petite église, avec deux heures différentes.
Aucune n'est la bonne non plus.
Remarquez, il y a bien un moment dans la journée où l'une des horloges de la ville est à l'heure, non ?
C'est quand même bien la preuve que le temps, ici, hein, vous m'avez compris, non ?
Je dois être la seule personne à regarder l'heure dans ce pays.
Tiens, demain, j'essaye : je range ma montre au fond du sacado...

mardi 20 mai 2008

Champoton -2-

Objectif atteint : je voulais me reposer, je me repose.
J'aime bien l'ambiance de ce village. Kool.
Il n'y a rien à faire dans le coin et ça m'arrange.

En déambulant en front de mer, je trouve le cimetierre.
Un peu délabré mais sympa.

Il y a même une scépulture pas fermée.
Peut-être que le moustachu va se promener la nuit ?
Je reviendrai vers minuit pour voir s'il est toujours là...




Il est 11h et le temps gris se lève, laissant la place à une forte chaleur.
Comme je suis un garçon bien organisé, je suis sorti vers 7h ce matin, profiter du frais.
Maintenant, je vais m'envoyer qques mariscos avant la sieste.
Jejeje.

Champoton -1-

Depuis cet après midi, je suis posé à Champoton.
Au bord du Golfe, dans l'état de Campeche, la température est supportable du fait proximité de l'eau.
En plus, une rivière traverse la ville.

En sortant du terminal bus, je tombe sur la "Casa de Huespedes Don Canelo", clim, ventilo et tout le toutim.
Un bar est tenu par le même Don Canelo, et l'accueil est délirant.
A peine je me suis assis pour commander une bière et m'enquérir des modalités d'installation en ce lieu que les deux mecs accoudés au comptoir s'écartent et m'intiment de venir les rejoindre.

Une demi-heure et deux cervezas plus tard, on est amis d'enfance.
Je sais tout de leur vie de couple, de leurs voyages, et possède leur adresse pour aller pêcher en leur compagnie...

Je crois pas donner suite, j'ai besoin de me reposer et ils ont l'air de picoler sec, les deux !




lundi 19 mai 2008

Calakmul

Escárcega-Calakmul : 150 km.
Xpujil-Calakmul : 120 km.

Escárcega 500 000 âmes, Xpujil 5 000.
La première est un peu plus animée que la seconde.

Dans les deux cas, c'est pas la peine de chercher à louer une auto, ya pas.
Il faut aller à Chetumal ou Campeche.

Ou alors faire comme bibi.
En vacance (et surtout au Mexique), je suis pas fan de la conduite.
J'ai donc loué les services d'un taxi à Xpujil.
Ezequiel, le choffer, prétend à 800 pesos pour l'affaire, ce qui est somme toute raisonnable :
- 120 km aller
- 2/3 heures d'attente sur le site
- 120 km retour
D'autant que c'est le même prix pour 3 ou 4 personnes.

Chemin conduisant, il me montre pleins de trucs, des pavos (dindons) sauvages, des venados (cerfs) et pis un truc marrant : l'arbre nommé "Chico Zapote".
C'est l'arbre à chewing gum, qui donne comme résine la gomme à mâcher, connue par les Aztèques sous le nom de "Chiklé".
On recueille un peu de cette résine et on la mâchouille nature.
C'est comme un chouinegome qui n'aurait plus de goût.
Le fruit de l'arbre est un délice, j'en mangerai d'ailleurs tout l'après midi.



Et pis donc, arrivée sur les lieux.
Pas un chat.
Ezequiel s'allonge à l'ombre et j'endosse mon sac.
Ayant éte prévenu par le chauffeur, j'ai acheté pas mal de flotte à Xpujil : il n'y a aucune structure d'accueil sur le site.
C'est con, je ne pourrai pas acheter un porte-clés souvenir...



L'ambiance est bien "jungle", la température dépasse les 40 degrès mais c'est supportable grâce aux grands arbres.
En plus l'air est sec, rien à voir avec Palenque par exemple ou j'insupporte la chaleur moite.

Calakmul, c'était la cité rivale de Tikal (Guatemala) que j'ai visitée l'an passé.
Le plus drôle, c'est qu'à vol d'oiseau, on n'est qu'à 45 km de Tikal...




On retrouve bien le style Tikal, qui n'est pas celui que je préfère.
A mon sens, il manque cruellement de bas reliefs, témoignage par excellence de la présence humaine.
Rien que des pierres empilées, plus aucune trace appréciable de l'art Maya.
Je pense avec nostalgie à un charmant site que m'avait fait découvrir l'amigo Elchel : Akankeh, où le stuc des bas-reliefs à traversé les années, conservant même par endroit les couleurs d'origine.
Bon, je crache pas dans la soupe, l'ambiance est quand même là.
Le site est vaste et la végétation pousse au milieu des vielles pierres, çe qui me rappelle Cobá en 1999.

En fait, je ne suis pas complètement tout seul.
Evelin, une charmante indienne fait un bout de chemin avec moi.
Je lui fait découvrir (avec un rien de suffisance) le fruit mentionné plus haut, et c'est un régal partagé.
En bonne indienne qu'elle est, elle transporte son eau dans un thermos, ce qui me permet de me désaltérer de frais.
Mon eau à moi est dans sa bouteille d'origine, à peine plus fraîche que le café du matin.
Evelin est aussi charmante à regarder arriver que partir...

Comme je suis un malin, je demande à Ezequiel de me laisser sur la route de manière à choper un bus de passage, ce qui m'évitera 60 km dans un sens et autant dans l'autre.
L'idée est bonne, mais j'aurais dû me renseigner sur les heures de passage.
Ça m'aurait évité une heure d'attente bien au chaud...

Retour à Escárcega.
Bien cassé le Bern, quand même...
Douchette d'urgence et dernier petit tour à la féria, ou ce qu'il en reste.
Tacos d'enfer chez Pepe el Toro et retour maison.
Demain, je tire sur Champotón.
Les arènes ont été démontées.
L'oreille est toujours là...