Bonjour et merci de votre visite. Je vous souhaite de passer un agréable moment en ma compagnie et vous prie d'attacher vos ceintures.

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vendredi 16 mai 2008

Mexico -fin-

Alors vers 19h, je repasse à l'hôtel pour me raffraîchir et je décide que j'en ai marre de la ville.

Même si j'ai payé ma chambre pour cette nuit, il faut que je me casse.
Vite fait je boucle mon baluchon, taxi, terminal Tapo.
Il y a un bus de nuit pour Villahermosa, départ 21h (dans 15 mn), hop je fonce.

Ça me rapprochera sensiblement du Yucatán et je ne connais pas Villahermosa (le Parque Archeologico de la Venta) ; en novembre dernier, c'était tout innondé dans le coin.

J'ai juste le temps d'acheter des bonbons qui font dormir et voilà le bus qui décolle pour 10 h de route nocturne.
La compagnie : UNO, le luxe indispensable à un long voyage de nuit.
Dans la phrase précédente, j'ai écrit "le bus décolle".
C'est volontaire, leur slogan c'est "Servicio de Avion, por Tierra".

Voyage sans encombre, pas vu grand chose... Arrivée Villahermosa 6:45.
Il fait déjà une chaleur de malade.
Face au terminal, un hôtel me tend les bras.
Clim, ventilo, tout ce qui est nécessaire pour lutter contre la chaleur.
Je pose mon sac, me douche et file au Parque de la Venta.

Le choffer m'annonce 40 degrés et 45 pour cet aprèm.
Ça sent la sieste, d'un seul coup, vous ne trouvez pas ?

Petite alerte intestinale (salut Elena), dont je tiens pour responsable une soupe improbable que j'ai consommée sur le marché de La Candelaria hier matin...
Envoyez le chlorhydrate de lopéramide !

Mexico -2-

Donc l'expo itinérante "Isis y la Serpiente emplumada".

Ouais.

Première partie : L'Egypte au travers d'Isis, Horus & co.
Deuxième partie : le Mexique au travers de Quetzalcoatl et autre Kukulcan.

Bon, c'est climatisé. Il y a un monde fou.

Comme il est interdit de photographier les pièces, je demande quand même à un gardien si je peux photographier la pyramide installée dans la cour du musée d'anthropologie.



Avec des airs de conspirateur, il me demande de faire discrètement et me cache de son torse puissant.

Continuant les messes basses, il me fait la proposition suivante : on échange nos adresses mail, et il m'envoie les photos interdites des pièces de l'expo.

En échange, je lui apprend des mots de français...

L'affaire est rapidement conclue et on se serre la pince pour sceller le marché.
Si je reçois les photos, je vous en informe illico...



Grande ballade dans le bosque de Chapultepec, jusqu'à la colonia La Condessa, où je dois déguster les meilleurs tacos al pastor de Mexico, selon l'amigo Neto. Ça fait une chouette trotte mais je ne suis pas déçu du résultat :
El Tizoncito, Tamaulipas 122.

Flics à roulettes.

Quand on voit la manière dont les gens se tassent aux heures pointes, on comprend mieux cette ségrégation sexiste !

Le soir, sous les arcades jouxtant le zocalo, certains jouent à des jeux mystérieux



D'autres suivent en direct la retransmission du discours de Segolenita Real. Ils hurlent et applaudissent comme s'ils y étaient.

Spectacle rare : le drapeau est descendu de nuit.

jeudi 15 mai 2008

Mexico -1-

Pour quitter Querétaro, j'ai pris un bus ETN (top du top).
Il n'y a que 3 sièges au lieu de 4 dans la largeur, bien moins dans la longueur aussi, ce qui fait qu'on se met pratiquement à l'horizontale.
Et pis au niveau vidéo, on ne nous impose pas le son à fond la caisse, chacun a ses propres écouteurs et règle son volume, ou écoute une chaine musicale.
On nous offre un sandwich et une boisson au choix avant le départ.
Un peu comme l'avion, en plus confortable (salut Nard).
En plus, ça fonce : le trajet est donné selon les lignes, entre 3 et 3h30, on mettra 2h15.

Alors bon, me voici à Mexico, Terminal Norte.
Le métro est juste à la sortie et me drive rapido au zocalo, pour la modique et habituelle somme de 2 pesos.
200 m à pied et je retrouve l'hôtel Lafayette que j'avais investi en novembre dernier.
Aussitôt installé, vite prendre mes repères :

Les restes du Templo Mayor, centre de Tenochtitlan et palais de Moctezuma.
Détruit par Cortés et son gang d'aventuriers-curetons.

Le Zocalo, une des plus vastes places du monde.
Le boxon habituel.
On prépare un grand concert de deux jours pour ce W-E.
Plein de chanteurs / groupes prévus, je retiens le nom de Juanes.

Lui, à chaque fois il y a droit.
C'est Cuauhtémoc, le neveu de Moctezuma.
Il avait pris la relève de son moudu de tonton et a bien failli mettre un terme à l'invasion espagnole.
Il a eu chaud aux roustons, l'ami Cortés.
Cuauhtémoc, c'est mon héros !

D'étranges statues ont envahies les abords du zocalo.
A mon avis, elles n'ajoutent rien à la gloire de la ville mais bon, il y en a qui aiment, hein ? Non ?
Celle-ci est à l'entrée du musée du Templo Mayor, tu reconnais Elena ?

Je ne sais pas si vous avez vu le film "Vertical Limits".
Mexico, c'est "Limite Vertical".
La ville a éte construite sur les marais asséchés de Tenochtitlan et, à l'instar de Venise, ça s'enfonce un peu partout...


L'avion, il en a pour un moment à survoler la ville... Pareil à l'atterissage.

Une petite higo cristalizado (figue confite) de la Dulcería Celaya, en hommage à la gourmande de Cuernavaca.

Et pis ça, ça devrait être interdit !
Pitin que c'est bon !
La Sainte Vierge qui te pisse dans la bouche, disait mon grand père Adolphe.
Existe à la pêche, la mangue et la pomme.
Si je découvre d'autres parfums, je vous en informe.

C'est tout pour ce soir, il est 20:30, je vais rôder...

mercredi 14 mai 2008

Querétaro -fin-

Mercredi matin
Avant de quitter Querétaro : petit déj pour les hommes.



Pis après, 3/4 d'heure de promenade dans la ville matinale, à la recherche d'un distributeur.
Quand on n'en a pas besoin, ils se touchent tous.
Aujourd'hui, j'ai décidé d'engranger un peu de blé avant la Grand'ville :
Premier cajero, vide.
Deuxième, en panne.
Troisième, fermé.
Quatrième, ne peut pas lire ma carte (là je manque m'inquiéter).
Cinquième, impec, pas la peine de s'énerver !

Mardi aprèm
En cherchant un peu (pitin ce cagnard !), j'ai fini par trouver le marché de Querétaro.
J'aime bien les marchés.
Celui-ci, sans être aussi dément que celui de Mérida, n'est vraiment pas mal.

Quelques photos en vrac :









Dans la ville, les rues portent le nom de révolutionnaires célèbres :
Corregidora, Insurgentes, Madero, Hidalgo, Morelos, Louis Pasteur.
Lui, ça devait être un enragé...

La dame est toujours là et je me demande bien ce qu'elle fabrique !
Sous cet angle, on se rend peut-être mieux compte.
Si vous avez des idées, n'hésitez pas à me les communiquer...